Situation : axe central de Marseille, la Canebière monte depuis le quai des Belges, mitan du Vieux Port de Marseille, dessert les rues commerçantes : Beauvau, Place du général de Gaulle / Paradis, Saint Ferréeol, Belsunce / Rome, Dugommier / Garibaldi, pour se terminer au pied de l'escalier de l'église des Réformés. Au niveau Cours Belsunce / Canebière se trouve le point zéro des cartes géographiques qui sert de référence au calcul de la distance Paris / Marseille, le centre du monde, quoi ?
Histoire : ouverte en 1666 sous le Roi Soleil, cette rue devrait son nom à une corderie de chanvre (canèbe, en provencal), installée à cet endroit au XVII° siècle. Suite à la vente des terrains du Grand Arsenal, désaffecté en 1785, la Canebière est prolongée jusqu'au port par de beaux immeubles. En 1803 s'y installe la 1° foire aux santons. Le 9 octobre 1934, le roi Alexandre Ier de Yougoslavie y est assassiné ainsi que le ministre français Louis Barthou. Pourtant la Canebière, en tant que telle n'existe que depuis ... 1928 ! Après avois mis bout à bout, la rue de la Canebière, la rue Noailles et les allées de Meilhan, on a donné à Marseille une avenue capable de rivaliser avec ... les Champs Elysées. Eh oui peuchère ! Depuis, les marins du monde entier, les livres et les films de Marcel Pagnol ou les opérettes de Vincent Scotto ont contribué à faire de cette rue, l’un des symboles de la cité phocéenne. Avec le retour du tram en 2008, la Canebière a subit une vraie cure de jeunesse et redevient un secteur immobilier prometteur.
Activités : animée et commerçante, la Canebière n'est cependant remarquable que par quelques belles façades d’immeubles Napoléon III, aux balcons supportés par des atlantes : grands hôtels, banques, change, agences de voyages, Chambre de Commerce, magasins de chaussures et de mode. Elle offre de multiples sorties comme à l'Odéon, au musée de la Marine ou de la Mode. |